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L’Iran se défend face aux Etats-Unis

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21.09.2020

Sanctions » L’Iran a relevé hier «l’isolement» des Etats-Unis, qui ont proclamé unilatéralement le retour des sanctions de l’ONU contre Téhéran.

Les Etats-Unis ont proclamé dans la nuit de samedi à hier que les sanctions des Nations Unies contre l’Iran étaient de nouveau en vigueur, même s’ils sont quasiment les seuls au monde à estimer qu’elles le sont. «Aujourd’hui, les Etats-Unis saluent le retour de quasiment toutes les sanctions de l’ONU contre la République islamique d’Iran auparavant levées», a annoncé le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo. «Le monde entier dit que rien ne s’est passé. Cela s’est simplement passé dans le monde imaginaire» de M. Pompeo, a réagi Saeed Khatibzadeh, porte-parole du Ministère iranien des affaires étrangères.

Estimant que Washington était «isolé» et «du mauvais côté de l’histoire», M. Khatibzadeh a suggéré aux Etats-Unis de «retourner au sein de la communauté internationale, de (respecter) leurs engagements, d’arrêter de se rebeller, et le monde les acceptera».

Le geste de défi des Américains au reste du monde risque d’accroître les tensions internationales, d’autant plus que le gouvernement de Donald Trump menace clairement de mettre en place un système de sanctions dites secondaires pour punir tout pays ou entité qui violerait ces sanctions.

«Si des Etats membres de l’ONU ne remplissent pas leurs obligations pour appliquer ces sanctions, les Etats-Unis sont prêts à utiliser leurs propres outils pour punir ces défaillances», a prévenu M. Pompeo. Il a promis que des mesures américaines seraient annoncées contre «ceux qui violent les sanctions de l’ONU».

A six semaines de l’élection présidentielle où il brigue un second mandat, M. Trump pourrait dévoiler ces mesures lors de son discours, demain, à l’Assemblée générale de l’ONU.Washington est quasiment seul et contre tous: les autres grandes puissances, la Russie, la Chine mais aussi les alliés européens des Américains, contestent cette décision basée sur une manœuvre juridique, le «snapback». ATS/AFP

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